Qui sommes-nous ?

Ce 13 novembre 2014 marque l’avènement d’un nouveau parti politique, « La Force du 13 ».
Cela traduit concrètement notre engagement et ouvre des perspectives à nos espérances.
Personne n’imagine que cela sera simple. Personne ne pense que cela sera facile.
Nous avons entendu des commentaires, des mêmes remarques, des interrogations, des critiques.
« Fonder un parti ? »
« Quelle drôle d’idée » s’exclament ceux qui parlent beaucoup et agissent peu.
« Fonder un parti ? »
« C’est dépassé », lâchent les cyniques qui se contentent du monde tel qu’il ne va pas et s’accommodent parfaitement du désordre, des inégalités et de l’injustice qui règnent dans notre société.
C’est bien parce que nous refusons ces inégalités, cette injustice, ce désordre et les insécurités qu’ils engendrent que créons le parti de « La Force du 13 ».
C’est bien parce que nous refusons le désenchantement que nous affirmons haut et fort nos convictions.
C’est bien parce que nous mesurons les menaces qui pèsent sur la République, sur nos valeurs, que nous nous engageons.
Comme vous, j’ai mesuré la vanité des promesses de ceux qui gouvernent et qui ne pensent qu’à eux.
Comme vous, je veux que ce département, nos communes et leurs habitants, poursuivent leur marche en avant, sans être emprisonnés dans une métropole décidée et dessinée de manière autoritaire.
Comme vous, je veux « Faire gagner les Bouches-du-Rhône » !
C’est notre feuille de route. C’est notre objectif. C’est notre cap !
Il y a quelques mois, j’ai tourné la page de nombreuses années de militantisme au parti socialiste, après avoir traversé bien des épreuves, mais aussi vécu de nombreux moments de fraternité et d’enthousiasme qui m’ont offert l’occasion de rencontres enrichissantes.
Cette fraternité, cet enthousiasme, cet engagement, il n’était pas question de les oublier, de les laisser dépérir.
Je ne regrette rien.
J’ai rencontré des personnes de grande qualité.
Ces années de combat, je ne les balaye pas d’un revers de main.
Pour moi, comme pour vous, il est urgent de continuer à questionner notre monde, notre société, sans être otage des combinaisons politiciennes qui dissimulent toujours des ambitions très personnelles.
Regardez, à gauche : le désastre marseillais !
Les tristes acteurs d’une déroute inédite ont offert les clés d’une mairie de secteur à l’extrême droite sans le moindre mot d’excuse à l’attention de ceux qui se battaient pour eux, sur le terrain.
Six mois après cette Bérézina électorale, avez-vous entendu un début d’analyse ? Avez-vous été témoins d’un questionnement ? Avez-vous enregistré une simple remise en cause ?
Non, les sinistres personnages qui ont passé des mois et des années à me mépriser, me dénigrer ne veulent pas ouvrir les yeux.
Ils continuent, en souhaitant ouvertement la défaite du plus grand nombre, comme si cela devait faire oublier leurs tragiques erreurs !
Sans doute pour eux étais je la cible idéale ?
Mon parcours politique, je le dois à celles et ceux qui m’ont accompagné, à mes parents, à ma famille, à mes proches et à tous les militants sincères qui se mobilisent, sans compter, sans contrepartie et sans lesquels je n’aurais jamais été celui que je suis devenu !
Sans doute pensaient-ils que je n’étais pas fait pour les fonctions que j’occupe avec humilité.
Je ne vous regarde pas de haut.
Je ne donne pas de leçons, comme le font les énarques qui ont pour seule chaleur humaine l’épaisseur des diplômes regroupés sur leur curriculum-vitae.
Je ne sais pas tout, comme ces professeurs de morale insupportables de suffisance qui nous disent ce qu’il faut penser et faire…
Je suis proche de vous.
Je suis à vos côtés, avec vous !
J’aime le contact et le dialogue avec celles et ceux pour qui je me bats, pour qui nous nous battons, chaque jour et j’aime apprendre de celles et de ceux avec qui je mène ces batailles !
Bien sûr, au cours de ces derniers mois, rien ne m’a été épargné. Rien n’a été épargné non plus à ceux qui me sont chers.
Malgré une odieuse campagne médiatique orchestrée, malgré des instructions judiciaires à charge, rythmées par des incessantes violations du secret de l’instruction et un passage en correctionnelle au cours duquel le Parquet reconnait qu’il n’a pas le moindre commencement de preuve à mon encontre, j’ai tenu bon.
Je tiens bon !
J’ai affronté ces orages, dans lesquels rancune, vengeance et jalousies ont cherché à tout dévaster pour m’abattre.
Dans l’adversité, j’ai puisé la force nécessaire pour continuer à assumer le rôle qui est le mien, celui d’élu de la République au service de celles et de ceux qui lui ont accordé leur confiance, une confiance que je n’ai jamais trahie.
Aujourd’hui, je veux dire haut et fort que la suffisance, l’arrogance, la bêtise de ceux qui ne cessent d’affaiblir la classe politique désespèrent ceux qui veulent quand même que les choses changent, réellement.
Qu’importe pour ces petits marquis !
Leur inefficacité et leur aveuglement est à l’image des déclarations de ceux qui, il y a deux ans, disaient, « le changement, c’est maintenant ».
« Quel changement ? », s’interrogent ceux qui, maintenant, ont pour seul horizon la désillusion, la tristesse, la colère.
A l’évidence, le Président n’a pas enfilé le costume de sa fonction.
Pour autant, il n’est pas question pour moi d’emboîter le pas à ceux qui dénigrent, s’amusent et racontent que Monsieur Blague est devenu Monsieur Taxe.
L’heure est trop grave pour se complaire dans ce jeu de massacre qui n’intéresse que les médias.
Ce que je constate, la mort dans l’âme, c’est que la politique suivie depuis 2012, c’est une recherche d’impossibles synthèses, une navigation à vue entre reniements, réformes avortées ou mal pensées, évoluant au fil des semaines.
Ce mode de gouvernement qui est celui des promesses trahies, du manque de courage, de l’absence de ligne, c’est de l’amateurisme et en politique, l’amateurisme, ça ne pardonne pas !
Il me rappelle étrangement ce qui s’est passé depuis 2007, voire 2002 !
Je parle de la gauche.
Mais que dire de ces combats, à droite, pour la conquête d’un parti qui ne veut pas, lui non plus, faire son autocritique et analyser, clairement, ce qui s’est passé depuis le 21 avril 2002 !
Les mots et les postures des uns et des autres changent, c’est certain.
Les résultats, hélas, ne varient pas.
La hausse continue du chômage et de la pression fiscale ruinent la crédibilité d’une classe politique qui parle et agit au compte-goutte.
Avec trompettes et tambours, on nous a vendu un pacte de responsabilité qui devait stimuler l’emploi.
Mais où sont les embauches promises par le Medef en échange des mesures engagées pour améliorer la compétitivité ?
En attendant son application, les plus riches optimisent les arrangements pour faciliter l’évasion fiscale, et les autres, tous les autres, se serrent la ceinture pour boucler des fins de mois de plus en plus difficiles.
Les retraités, les smicards, les travailleurs précaires, les travailleurs pauvres, les femmes seules peinent à élever leurs enfants, les jeunes sont en situation d’échec…
Pendant ce temps, les files d’attente à la banque alimentaire et aux restos du cœur s’allongent…
Pendant ce temps, les jeunes diplômés ne trouvent pas d’emploi et, parfois, leur seule planche de salut, c’est un éventuel départ à l’étranger, alors que leurs parents se désespèrent des sacrifices consenties pour des études qui semblent n’avoir servi à rien.
Oui, hélas…
Le changement promis, c’est hélas l’absence de changement.
C’est l’inversion de la courbe du chômage sans cesse reportée à plus tard, tandis que les bras de fer avec Bruxelles ne sont qu’une longue succession de renoncements que les salariés de la SNCM paient au prix fort.
Je comprends la peine, et je le dis avec gravité, la douleur de celles et ceux qui espéraient que 2012 allait être la première année d’un nouveau départ pour la France, pour les Français, pour notre République.
Cette déception face aux mensonges, cette désillusion face aux échecs d’une gauche sans boussole, et d’une droite aveuglée par un esprit de revanche, je les comprends.
Mais je ne les accepte pas. Vous ne les acceptez pas !
Nous ne les accepterons jamais…
Ce qui se passe aujourd’hui, cet enterrement de nos espoirs, je le refuse.
Vous le refusez, nous le refusons !
Nous refusons ces discours qui parlent sans cesse de réformer, et oublient l’action simple et volontaire, pour changer la vie, pour l’emploi, pour l’éducation, pour la sécurité.
C’est pour donner sens à ce refus, c’est pour combattre cette désillusion que « La Force du 13 » veut mener le combat.
Nous le ferons sans céder à la tentation d’accords de façade, qui dissimulent les désaccords quand la lutte pour les places est la seule motivation de celles ou ceux qui squattent les listes d’attente des partis, à droite comme à gauche !
Non. « La Force du Treize », ce n’est pas cela !
Nous existons.
Nous sommes rassemblés.
Nous sommes unis, forts et déterminés.
A l’image de ce que nous avons fait, avec Mireille, Danielle, Maryse, Magali, Sylvia, Michel, Georges, Yves et Guy, pendant la campagne des sénatoriales, — et je signale qu’elle s’est plutôt bien déroulée et très bien terminée– , nous irons au devant des habitants de ce département.
Nous allons écouter, dialoguer, proposer.
C’est cet échange qui fait la richesse du débat démocratique car il faut en finir avec les idées toutes faites et les recettes miracles.
Parce qu’il n’y a d’intelligence que de femmes et d’hommes ancrés dans la réalité et qu’il n’y a d’intelligence que dans l’inventivité et l’imagination de nos territoires, de leurs élus et de leurs habitants, des forces vives et des associations.
« La Force du Treize » sera le catalyseur de ces énergies, de ces talents, de ces volontés, de ces intelligences.
Parce qu’il ne faut plus céder aux diktats des énarques, des cabinets ministériels et des représentants de l’Etat hautains et autistes, qui n’ont d’expérience que Paris et son microcosme, « La Force du 13 » fera entendre la parole du terrain !
Oui, du terrain, parce que le terrain, le pragmatisme, ce ne sont pas des gros mots !
« La Force du 13 » se mobilisera pour un seul but : « Faire gagner les Bouches-du-Rhône », pour défendre tous nos concitoyens et les 119 communes qui composent un département durement frappé par la crise.
Car désormais, aux conséquences de la progression continue du chômage, –plus 132.000 personnes sont au chômage dans les Bouches-du-Rhône–, s’ajoutent aujourd’hui les effets catastrophiques de la mise en place autoritaire de la métropole.
Certains avaient présenté ce projet comme la réponse à la fracture sociale qui mine Marseille.
A les entendre, faire main basse sur les compétences des maires, couper les ailes des intercommunalités, afin de faire tomber dans l’escarcelle de la ville centre de nouvelles recettes, allait sortir Marseille de ses difficultés.
Quelle folie ! Quel mensonge ! Quelle bêtise ! Quelle méconnaissance du territoire !
A l’heure du désengagement de l’Etat, au moment où la baisse des dotations pose de très sérieux problèmes pour le maintien de l’emploi dans le secteur du bâtiment et de l’artisanat, quand les agriculteurs souffrent, quand la jeunesse voit son avenir en gris; quel mépris, quelle désinvolture, quelle inconséquence !
C’est à l’image des milliards promis pour Marseille par l’ancien Premier ministre… Evaporés, disparus, envolés !
Oui, je le dis avec fermeté, il faut redonner du sens et du contenu à l’organisation de nos territoires.
Mais on ne le fait pas en coupant les crédits par une baisse sans précédent des dotations, et en recentralisant.
Car c’est cela la métropole qu’on nous propose !
La gestion de la pénurie par une superstructure éloignée du quotidien, signifiera inéluctablement une hausse vertigineuse de la fiscalité des ménages, et se traduira par un amaigrissement drastique des services rendus à la population.
Cherchez l’erreur !
Le big bang territorial, ce sera moins de démocratie, moins de proximité et plus d’impôts !
C’est inacceptable !
La machine à détruire la commune que cherche à nous vendre le gouvernement, c’est la porte ouverte à l’extrême-droite.
Car cette métropole là, c’est la négation de nos identités, de notre force, de notre histoire.
Alors que nos concitoyens demandent protection et attention, on nous enferme dans des structures pyramidales, où les technocrates privent les élus de leur liberté de décision et musèlent la parole du peuple !
On nous a vendu ce projet avec un seul slogan : cela permettra de faire des économies !
Parce que supprimer des strates, alléger le millefeuille, c’était, c’est, disent les beaux penseurs, les brillants technocrates, le chemin des économies.
Mais elles se feront où ces économies ? Elles se feront comment ?
En licenciant les fonctionnaires ?
En mettant à la rue les agents qui s’occupent des routes ? En licenciant ceux qui travaillent dans les collèges ou les lycées? En organisant la flexibilité des métiers et des statuts ?
Ou bien en supprimant les services rendus à la population ?
Enfin, peut-on imaginer un seul instant voir la quasi-totalité des communes du département devenir des mairies de secteur ?
Peut-on envisager de voir les habitants aller vers le siège de cet ogre métropolitain, pour rechercher une information, une aide, un soutien sur un dossier ?
Les habitants de Marseille, ceux qui vivent dans ses 110 quartiers savent ce que signifie réellement l’effacement de la proximité. Il faut toujours se retourner vers la mairie centrale ! Voilà une expression qui finalement traduit bien la réalité : celle d’une centralisation aberrante à l’heure d’internet !
Elle est la preuve d’un éloignement toujours plus grand entre les lieux de décision et les citoyens. Elle est la preuve d’une dilution des responsabilités, où l’on n’a plus d’interlocuteurs.
Quant à ceux à qui l’on peut s’adresser, « son élu », on lui a ôté le pouvoir de décision pour le confier à des énarques, à des technocrates, alors que celles et ceux qui ont été désignés démocratiquement ne peuvent plus répondre aux immenses attentes des habitants !
N’oublions jamais, mes chers amis, que l’effacement annoncé ces derniers mois du Conseil général dans l’un des nombreux projets de loi sur la réforme territoriale, entraînera un vrai risque de voir les solidarités territoriales escamotées, rabotées, brisées !
Sur ce dossier aussi, on constate un nouveau changement d’orientation ! Le Premier ministre fraîchement nommé avait gommé plus de deux cent ans d’histoire et trente années de décentralisation.
Et miracle, il redécouvre, à Pau, les vertus du Département, colonnes vertébrales des solidarités territoriales.
Sans doute a-t-il compris ce qui se passe dans les Bouches-du-Rhône ? Sans doute a-t-il pris, un peu tard, conscience de la réalité construite par l’histoire de France ?
Si ce n’était pas triste de voir ces voltes faces se succéder, nous pourrions en rire !!!
S’opposer à ces projets, tout comme critiquer l’absence de réforme de fond, pour la fiscalité, contre l’échec scolaire, pour défendre résolument notre environnement alors que le réchauffement climatique produit ses premiers effets négatifs, ce n’est pas se renier, ce n’est pas défendre des privilèges ou le statu quo !
Défendre nos identités, notre culture, nos traditions, ce n’est pas céder à un localisme d’un autre temps.
C’est apprécier notre territoire et en faire un atout pour la France !
C’est aussi être moderne. C’est être au plus près de ce que souhaitent nos concitoyens, ouverts au monde et soucieux de préserver leur espace de vie, leur quartier, leur village, leur ville.
Penser local contre cette métropole, penser local contre Paris, penser local pour notre jeunesse, nos apprentis, nos lycéens, nos étudiants, nos jeunes diplômés, c’est refuser de se laisser fondre dans un vaste ensemble impersonnel où la flexibilité est la seule règle.
Plus que jamais, aimons et cultivons les différences tout en étant attentifs à chacun dans le respect de tous.
C’est ainsi que nous serons à la hauteur des défis que nous impose l’évolution de notre société, toujours plus complexe, toujours plus rapide, toujours plus exigeante.
Cependant, dans la situation où se trouve notre pays, je le dis avec gravité, la réforme est de plus en plus indispensable.
La lutte pour l’emploi, pour l’école et la réussite scolaire, pour la justice sociale, mérite bien mieux que les sempiternelles oppositions entre gauche et droite.
Pour réformer, il faut de l’ambition, il faut de la volonté, il faut du courage.
Il faut autre chose que ces discours accusateurs de la droite contre la gauche ou de la gauche contre la droite, discours et attitudes dont nos concitoyens sont lassés.
Pour réformer, il faut savoir écouter, attentivement et patiemment.
Il faut aussi savoir faire partager ses choix, ce que les gouvernements, depuis plus de quinze ans, ne savent ou ne veulent plus faire…
Ce courage, cette volonté, cette ambition, elle anime la majorité départementale que je dirige depuis seize ans au Conseil général.
Nous nous sommes mis au service des maires et de tous les habitants pour une écoute permanente en apportant des réponses concrètes et adaptées sans jamais rien imposer, en privilégiant sans cesse la discussion, la concertation, le dialogue.
Il ne nous viendrait jamais à l’idée d’adresser des courriers comminatoires aux maires pour les logements sociaux, en annonçant les sanctions avant même toute discussion.
Ce n’est pas notre méthode, ce n’est pas ainsi que nous gérons.
La rigueur qui nous guide, elle s’accompagne d’une attention permanente !
Vous en voulez une preuve ? Quand les agriculteurs, frappés par la crise et l’embargo russe ont tiré la sonnette d’alarme, nous étions là, moi et ma majorité.
Quand les artisans peinent et font part de leurs difficultés, nous sommes là, en investissant chaque année, plus centaine de millions d’euros qui représentent plus de 15 000 emplois créés ou maintenus !
Ces qualités, je le dis en toute modestie, animeront un projet novateur et dynamique que portera notre parti lors des prochaines élections départementales.
Je ne vais pas le développer ici, ce n’est ni le lieu, ni le moment.
Je tiens quand même, à apporter une petite précision sur ces élections départementales.
« Force du 13 » les abordera avec détermination, sérénité et enthousiasme.
Car c’est dans le prolongement de ce qui a été fait, depuis plus de quinze ans, que nous mettrons nos pas. C’est dans la poursuite de politiques publiques novatrices et porteuses d’équité et de justice sociale que nous mènerons les combats à venir.
Le projet de « la Force du 13 », qui sera celui sur lequel se mobiliseront les candidats que nous soutiendrons s’inscrira dans cette perspective, dans un esprit d’ouverture!
Nous avancerons sans être otage de la fédération d’un parti qui ne peut plus décider tout seul et va chercher des autorisations de dialogue à Paris !
Et demain, nous ferons de même pour d’autres élections. Pour les régionales. Puis ensuite, pour les législatives ! Car la « Force du 13 », se déclinera, dans chaque département, parce qu’elle est la force du peuple, la force de notre région!
Nous vivons dans un département d’exception, où les talents sont nombreux, et les atouts innombrables !
Toutefois, vous savez comme moi que cette richesse est aussi fragile, tant sur le plan de l’économie que pour notre cadre de vie.
Le socle de notre parti, les bases de «La Force du 13 », c’est vous, mes chers amis.
Mais ce socle, c’est aussi une volonté, des valeurs, une vision que nous partageons !
Cette volonté, elle est présente, ici, aujourd’hui.
Nos valeurs, ce sont celles qui animent notre République, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité.
J’y ajoute la sécurité, essentielle pour le bien être de nos concitoyens et malheureusement aujourd’hui inexistante.
S’il est nécessaire que la sécurité de l’emploi ne soit pas soumise aux diktats d’un libéralisme échevelé, il est indispensable que la sécurité quotidienne de chacun soit assurée, dans nos quartiers, dans nos villes, dans nos villages !
On ne compte plus ces gestes indélicats, ces incivilités, ces agressions verbales et ces comportements affligeants qui empoisonnent notre quotidien, comme si, pour certains, la provocation était le seul mode d’expression possible.
Enfin, je le dis avec force, on ne peut plus tolérer que l’économie de la drogue efface les repères de la jeunesse et favorise la création de quartiers de non droit, laissant penser que l’on peut vivre sans travailler !
Face à cette dissolution du lien social, quand les familles croulent face à la vie chère, quand l’eau, le gaz et l’électricité augmentent, comme le prix des soins, comme celui des transports, nous mesurons les dangers que fait courir à nos villes et à notre pays la droite de Marine Le Pen.
Nous mesurons les pièges que nous tend cette extrême droite antisémite et xénophobe, qui promet tout et son contraire, à tous vents et à toute heure.
Dans cette situation, il est urgent pour nous de redéfinir les contours d’une fraternité moderne, qui refuse l’assistanat, mais tend la main à ceux qui pourraient rester sur le bord du chemin. Droits, mais aussi devoirs, voilà ce qu’il nous faut imposer !
Droits et devoirs, c’est aussi la conduite qui est la nôtre avec une défense sans faille de la laïcité, pilier de notre République.
Il n’est plus question de céder aux tentations du communautarisme, forme contemporaine du repli sur soi, qui morcelle et fragmente notre espace de liberté et de progrès.
Je comprends que certains, dans les quartiers, soient tentés par ce repli, privilégiant un réflexe de défense face aux abandons dont ils sont victimes.
Ce que nous n’accepterons jamais, c’est que cette tentation devienne une ligne politique, exploitée par celles et ceux qui pensent à aller chercher leurs voix, et oublient les valeurs qui nous unissent, les valeurs de la République !
Plus que jamais, nous devons défende la liberté et l’égalité entre les sexes, pour que chacun s’épanouisse et vive ses droits avec passion et bonheur.
Pour y arriver, avec patience et avec sérénité, nous devons relever le défi de la jeunesse !
Cette jeunesse ne doit plus être une préoccupation, elle est la chance du département, elle est la chance de notre pays, elle est la solution !
Il est indispensable de renforcer la qualité de vie, en accompagnant les familles dés le plus jeune âge.
A l’heure du numérique, il est vital de renforcer l’autonomie des adolescents, en apportant un coup de pouce au pouvoir d’achat de toutes les familles, monoparentales ou recomposées.
Je remarque, au passage, qu’avec Ordina 13, le Conseil général a douze d’avance sur les intentions du gouvernement.
Oui, dans les Bouches-du-Rhône, le prêt d’un ordinateur, le câblage des établissements, le soutien aux technologies de pointe ont constitué un terreau pour l’innovation et le développement.
C’est dans ce cadre que la bataille pour l’éducation et pour la réussite de nos enfants doit aller au-delà de la réforme des rythmes scolaires. C’était peut-être une bonne idée, mais elle a été gâchée par manque de préparation et par idéologie. Elle se résume aujourd’hui à un véritable transfert de charge vers les communes.
Nous devons aussi renforcer la qualité de vie des habitants du département, en répondant aux attentes de nos aînés.
Comment ne pas également être présent autour des aidants, autour de tous ceux qui sont auprès de leurs parents âgés afin de leur permettre de rester à domicile ? C’est aussi un des défis de notre siècle, qu’il faut relever !
Cette qualité de vie, c’est se battre aussi pour la santé publique, alors que l’accès aux soins s’effectue à des vitesses différentes selon que l’on est riche ou pauvre.
Notre parti, mes amis, sera aussi celui de l’engagement pour le développement économique et de la lutte résolue contre le chômage et les exclusions.
« Faire gagner les Bouches-du-Rhône », c’est accompagner les entreprises, qui créent la richesse et les emplois ! Pour le Grand Port Maritime de Marseille, pour les agriculteurs, pour l’artisanat, il faut cesser de laisser croire qu’en creusant les déficits publics, on relance la croissance !
Soutenons nos secteurs de pointe et soyons audacieux pour imaginer les reconversions qui éviteront, demain, les drames sociaux. Sans sectarisme, sans aveuglement, il faut contribuer à la fédération des énergies, pour permettre aux initiatives individuelles et à l’esprit d’entreprise de se développer.
Dans cette perspective, comment ne pas mettre à profit une de nos richesses, qui est aussi un des premiers devoirs pour le respect des générations futures, la protection de l’environnement.
Notre capital naturel est inestimable dans les Bouches-du-Rhône. Sainte-Victoire, Calanques, Camargue, Alpilles.
Il en va de même pour les richesses de notre patrimoine, atout pour le développement d’un tourisme raisonné.
Il est impératif de mettre un frein aux appétits des promoteurs, en laissant le droit de sols aux maires. Les emplois verts, tout comme des déplacements facilités par un réseau de transport rapide, sont des atouts à faire fructifier.
Pour être à la hauteur des évolutions de notre société, il convient de donner à tous les habitants les moyens d’exercer pleinement leur citoyenneté.
C’est pour cela que la « Force du 13 » défendra, avec courage et avec audace, le principe des référendums d’initiative locale, précédés de véritables concertations.
Ils permettront d’éclairer les positions de chaque partie prenante tout en comprenant les accords et désaccords de chacun.
Ils trancheront démocratiquement des projets indispensables pour l’aménagement et le développement de notre territoire.
Ici aussi plus question de laisser les techniciens, les polytechniciens, les énarques, confisquer la parole démocratique !
C’est ainsi que nous pourrons restaurer le chemin de l’égalité et de la justice sociale, en luttant à chaque instant contre les inégalités.
Pour « Faire gagner les Bouches-du-Rhône », résolument, sans crainte, sans peur, avançons !
Faisons vivre un parti qui place la femme et l’homme et leur épanouissement au cœur de son action.
Faisons vivre un parti qui fait de la solidarité entre les générations son moteur.
Faisons vivre un parti qui a pour carburant les valeurs de la République, un parti qui est dans la réflexion mais surtout dans l’action !
Ce parti, c’est le vôtre. C’est le parti des citoyens et de la démocratie !
Continuons et élargissons notre rassemblement. Pour « Faire gagner les Bouches-du-Rhône », ce département où il doit faire bon vivre.
Ensemble, forts de notre enthousiasme, nous allons mener de beaux combats.
Ensemble, soyons fiers de ce que nous sommes, et nous remporterons de belles victoires.